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Bonjour amies et amis de Vox
La journée d 'hier fût mémorable avec l 'investiture du nouveau président des EU Barak Obama.
En ce début d'année la Belgique comme une grande partie de l 'Europe connaît une vague de froid longue et intense
A toutes mes amies et amis de VOX je souhaite de tout coeur plein de bonnes choses : santé , joies , bonheurs
A MA FILLE
O mon enfant, tu vois, je me soumets.
Fais comme moi: vis du monde éloignée;
Heureuse? non; triomphante? jamais.
-- Résignée! --
Sois bonne et douce, et lève un front pieux.
Comme le jour dans les cieux met sa flamme,
Toi, mon enfant, dans l'azur de tes yeux
Mets ton âme!
Nul n'est heureux et nul n'est triomphant.
L'heure est pour tous une chose incomplète;
L'heure est une ombre, et notre vie, enfant,
En est faite.
Oui, de leur sort tous les hommes sont las.
Pour être heureux, à tous, -- destin morose! --
Tout a manqué. Tout, c'est-à-dire, hélas!
Peu de chose.
Ce peu de chose est ce que, pour sa part,
Dans l'univers chacun cherche et désire:
Un mot, un nom, un peu d'or, un regard,
Un sourire!
La gaîté manque au grand roi sans amours;
La goutte d'eau manque au désert immense.
L'homme est un puits où le vide toujours
Recommence.
Vois ces penseurs que nous divinisons,
Vois ces héros dont les fronts nous dominent,
Noms dont toujours nos sombres horizons
S'illuminent!
Après avoir, comme fait un flambeau,
Ébloui tout de leurs rayons sans nombre,
Ils sont allés chercher dans le tombeau
Un peu d'ombre.
Le ciel, qui sait nos maux et nos douleurs,
Prend en pitié nos jours vains et sonores.
Chaque matin, il baigne de ses pleurs
Nos aurores.
Dieu nous éclaire, à chacun de nos pas,
Sur ce qu'il est et sur ce que nous sommes;
Une loi sort des choses d'ici-bas,
Et des hommes!
Cette loi sainte, il faut s'y conformer.
Et la voici, toute âme y peut atteindre:
Ne rien haïr, mon enfant; tout aimer,
Ou tout plaindre!
Paris, octobre 1842.
Le Passé n 'existe pas
L ‘être humain qui vit dans le temps ne connaît qu ‘une seule voie : vivre dans le présent en y épuisant toutes ses ressources , tous ses ressorts.
Faire de chaque journée une source de grâce , de chaque heure un accomplissement , de chaque clin d’œil une invitation à l’amitié.
De chaque sourire une promesse. Tant que le rideau n ‘est pas tombé , tout reste possible .
Quelque part sur la terre chacun joue sa propre pièce ; elle fait pleurer ou rire aux éclats un inconnu ici et un autre là -bas.Leur lien est la récompense du poète.
La vie un couloir entre deux abîmes ? Un Sage le suggère. Mais alors à quoi bon s’acharner ?
D’une façon ou d’une autre , l’éternité est contenus dans l ‘instant qui s’évanouit.
Elie Wiesel dans « La cas Sonderberg « roman paru aux éditions Grasset
En cette période hivernale où les premiers flocons de neige sont tombés sur Bruxelles et même en abondance le dimanche apres-midi , j ai lu deux très beaux livres:
"Quelle est/était votre matière préférée pendant vos études?"
Mes matières préférées au collège étaient la littérature française , l 'Histoire et le Géographie et j ' ai gardé encore aujourd 'hui ces passions...j 'avais de très bon professeurs dans ces matières et ils m 'ont donné le goût pour tout ca.
"j ' ai tant rêvé de toi...." sublime poème de Robert Desnos
Ces derniers jours je me suis plongé dans la très belle et émouvante biographie du grand poète français résistant
mort dans d''atroces souffrances (épuisement , typhus) au camp de Térézin le 8 juin 1945 au moment de la libération du camp et à l'occasion de cette lecture j'ai découvert ce très émouvant poéme punlié dans la presse tchèque de l'époque par deux jeunes admirateurs du poète qui ont assisté ses derniers instants!
Ils ont retrouvé sur un papier ce poème et l'ont traduit en Tchèque et par après il fut retraduit en français il semble que cette version découle de l'original de 1930"
"
J'ai tant rêvé de toi que tu perds ta réalité.
Est-il encore temps d'atteindre ce corps vivant
Et de baiser sur cette bouche la naissance
De la voix qui m'est chère ?
En étreignant ton ombre
A se croiser sur ma poitrine ne se plieraient pas
Au contour de ton corps, peut-être.
Et que, devant l'apparence réelle de ce qui me hante
Et me gouverne depuis des jours et des années,
Je deviendrais une ombre sans doute.
O balances sentimentales.
J'ai tant rêvé de toi qu'il n'est plus temps
Sans doute que je m'éveille.
Je dors debout, le corps exposé
A toutes les apparences de la vie
Et de l'amour et toi, la seule
qui compte aujourd'hui pour moi,
Je pourrais moins toucher ton front
Et tes lèvres que les premières lèvres
et le premier front venu.
J'ai tant rêvé de toi, tant marché, parlé,
Couché avec ton fantôme
Qu'il ne me reste plus peut-être,
Et pourtant, qu'à être fantôme
Parmi les fantômes et plus ombre
Cent fois que l'ombre qui se promène
Et se promènera allègrement
Sur le cadran solaire de ta vie